{"@context":"http://iiif.io/api/presentation/2/context.json","@id":"https://rim.univ-cotedazur.fr/iiif/3681/manifest","@type":"sc:Manifest","label":"Libecciata","description":"<em>Libecciata</em> appartiene probabilmente al periodo successivo al 1880, quando l’arte di Fattori si fa più drammatica. Qui non è rappresentato il mare calmo della Rotonda di Palmieri: il vento impetuoso di libeccio agita le onde marine e sconvolge gli alberi sulla riva, piegandoli con forza. La località rappresentata, fra Quercianella e Castiglioncello, pochi chilometri a sud di Livorno, ancora riconoscibile prima della seconda guerra mondiale, è oggi completamente trasformata dagli insediamenti turistici. (Source <a href=\"https://ilsassonellostagno.wordpress.com/2020/01/24/il-tema-del-mare-e-la-pittura-a-macchia-di-giovanni-fattori-sassi-darte-2/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Il sasso nello stagno)</a><br /><a href=\"https://www.aparences.net/periodes/les-macchiaioli/les-macchiaioli/#table\" id=\"la-peinture-en-plein-air\" name=\"La peinture en plein air\"></a>\r\n<p>Fattori signe là l’un de ses chefs-d’œuvre les plus connus, <em>Libecciata</em>, un instantané d’une partie de la côte de Leghorn balayée par les vents du sud-ouest: les tamaris feuillus dont le feuillage est secoué par la fureur du libeccio, les arbustes côtiers qui ploient sous les violentes rafales, le sable qui commence à se soulever, la mer qui ondule et qui est ostensiblement blanche sous un ciel grisâtre, prélude à une tempête maritime imminente. <em>Libecciata</em> date du début des années 1980, et Fattori avait alors pris l’habitude d’habiller ses paysages de tonalités lyriques poignantes, inaugurant un goût pour le paysage nouveau dans son art, et pas seulement. Ce tableau respire la solitude et la mélancolie. Il n’a rien d’idyllique, rien de rassurant: Fattori voulait que sa marine soit fortement communicative, et il a manifestement réussi dans son intention, si l’on en croit la commission que la municipalité de Florence a convoquée dans le but d’évaluer certaines œuvres du peintre léghorien en vue de les acheter.dans un rapport daté du 15 septembre 1908, que <em>Libecciata </em> est une œuvre dans laquelle l’artiste “même avec des moyens très simples mais précis, sans figures [...] a donné à une brève ligne d’un village la même force d’expression qu’un visage humain”.Cette ligne, qui anticipe en quelque sorte l’état d’esprit paysagiste qui sera bientôt codifié par les théories des philosophes Jean-Marie Guyau et Paul Soriau, magistralement interprétées en Italie par Vittore Grubicy de Dragon, est destinée à connaître un certain succès. Guyau écrivait que “pour apprécier un paysage, il faut se sentir en harmonie avec ce paysage. Pour comprendre un rayon de soleil, il faut vibrer avec lui, et il en est de même pour un rayon de lune, il faut trembler dans les ombres du soir, il faut scintiller avec les étoiles bleues ou dorées, pour comprendre la nuit, il faut sentir passer sur nous le frisson de l’espace obscur, de l’immensité vague et inconnue. [Pour comprendre un paysage, il faut le mettre en harmonie avec soi-même, c’est-à-dire l’humaniser. Il faut animer la nature”. (Source <a href=\"https://www.finestresullarte.info/fr/oeuvres-et-artistes/images-de-la-mer-dans-la-peinture-des-19e-et-20e-siecles\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Finestra sull'arte</a>, consulté e 8 octobre 2024)</p>\r\n<br />\r\n<p>La peinture en plein air<br />Les macchiaioli ignorent les règles traditionnelles du clair-obscur et se servent des couleurs avec une plus grande liberté, privilégiant les contrastes entre la lumière et l’ombre, les valeurs émotives et la spontanéité de l’exécution. Aux classiques tableaux d’inspiration religieuse, historique ou mythologique, ils préfèrent les paysages et la représentation des travaux des champs. C’est donc en plein air que la peinture des macchiaioli atteint sa plus grande réussite et la pleine réalisation de son langage pictural. Fattori s’inspire des campagnes méridionales, ensoleillées et solitaires, il montre le travail des paysans avec sincérité et compassion.<br /><br /></p>","license":"http://www.example.org/license.html","attribution":"<a href=\"/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=39&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Fattori%2C+Giovanni+%281825-1908%29\">Fattori, Giovanni (1825-1908)</a>","metadata":[{"label":"Title","value":"Libecciata"},{"label":"Alternative Title","value":"Coup de Libeccio (vent ligure)"},{"label":"Creator","value":"<a href=\"/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=39&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Fattori%2C+Giovanni+%281825-1908%29\">Fattori, Giovanni (1825-1908)</a>"},{"label":"Description","value":"<em>Libecciata</em> appartiene probabilmente al periodo successivo al 1880, quando l’arte di Fattori si fa più drammatica. 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Ce tableau respire la solitude et la mélancolie. Il n’a rien d’idyllique, rien de rassurant: Fattori voulait que sa marine soit fortement communicative, et il a manifestement réussi dans son intention, si l’on en croit la commission que la municipalité de Florence a convoquée dans le but d’évaluer certaines œuvres du peintre léghorien en vue de les acheter.dans un rapport daté du 15 septembre 1908, que <em>Libecciata </em> est une œuvre dans laquelle l’artiste “même avec des moyens très simples mais précis, sans figures [...] a donné à une brève ligne d’un village la même force d’expression qu’un visage humain”.Cette ligne, qui anticipe en quelque sorte l’état d’esprit paysagiste qui sera bientôt codifié par les théories des philosophes Jean-Marie Guyau et Paul Soriau, magistralement interprétées en Italie par Vittore Grubicy de Dragon, est destinée à connaître un certain succès. Guyau écrivait que “pour apprécier un paysage, il faut se sentir en harmonie avec ce paysage. Pour comprendre un rayon de soleil, il faut vibrer avec lui, et il en est de même pour un rayon de lune, il faut trembler dans les ombres du soir, il faut scintiller avec les étoiles bleues ou dorées, pour comprendre la nuit, il faut sentir passer sur nous le frisson de l’espace obscur, de l’immensité vague et inconnue. [Pour comprendre un paysage, il faut le mettre en harmonie avec soi-même, c’est-à-dire l’humaniser. Il faut animer la nature”. (Source <a href=\"https://www.finestresullarte.info/fr/oeuvres-et-artistes/images-de-la-mer-dans-la-peinture-des-19e-et-20e-siecles\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Finestra sull'arte</a>, consulté e 8 octobre 2024)</p>\r\n<br />\r\n<p>La peinture en plein air<br />Les macchiaioli ignorent les règles traditionnelles du clair-obscur et se servent des couleurs avec une plus grande liberté, privilégiant les contrastes entre la lumière et l’ombre, les valeurs émotives et la spontanéité de l’exécution. Aux classiques tableaux d’inspiration religieuse, historique ou mythologique, ils préfèrent les paysages et la représentation des travaux des champs. C’est donc en plein air que la peinture des macchiaioli atteint sa plus grande réussite et la pleine réalisation de son langage pictural. Fattori s’inspire des campagnes méridionales, ensoleillées et solitaires, il montre le travail des paysans avec sincérité et compassion.<br /><br /></p>"},{"label":"Publisher","value":"Galleria d’Arte Moderna di Palazzo Pitti, Florence,  (IT)"},{"label":"Date","value":"1880-1890"},{"label":"Format","value":"Huile sur bois, 28,4 x 68 cm"},{"label":"Type","value":"Représentation iconographique"},{"label":"Rights","value":"Non libre de droits"},{"label":"Bibliography","value":"<ul>\r\n<li>Carlo Sisi, Giuliano Matteucci (a cura di), L’altra faccia dell’anima. Ritratti di Giovanni Fattori, catalogo della mostra (Firenze, Galleria d’arte moderna di Palazzo Pitti, dal 28 ottobre 2008 al 25 gennaio 2009), Sillabe, 2008</li>\r\n<li>Anna Gallo Martucci, Giuliana Videtta, I luoghi di Giovanni Fattori nell’Accademia di Belle Arti di Firenze. Passato e presente, Mauro Pagliai Editore, 2008</li>\r\n<li>Carlo Sisi, Vanessa Gavioli, Silvestra Bietoletti (a cura di), La Galleria d’arte moderna di Palazzo Pitti. Storia e collezioni, Silvana Editoriale, 2005</li>\r\n<li>Cosimo Ceccuti (a cura di), Da Courbet a Fattori. I princìpi del vero, catalogo della mostra (Castiglioncello, Centro per l’arte Diego Martelli - Castello Pasquini, dal 16 luglio al 1° novembre 2005), Skira, 2005</li>\r\n<li>Silvestra Bietoletti, I Macchiaioli. La storia, gli artisti, le opere, Giunti, 2001</li>\r\n<li>Dario Durbè, Vittorio Quercioli, I Macchiaioli. Nuovi contributi, Edizioni Pananti, 1997</li>\r\n<li>Pietro Dini, Inediti di Giovanni Fattori: lettere, dipinti e disegni, Allemandi, 1987</li>\r\n<li>Raffaele Monti, I macchiaioli, Giunti, 1987</li>\r\n<li>Dario Durbè, Fattori e la scuola di Castiglioncello, De Luca, 1982</li>\r\n<li>Raffaele De Grada, Giovanni Fattori (dalla collana I maestri del colore), Fabbri Editore, 1965</li>\r\n</ul>"}],"sequences":[{"@id":"https://rim.univ-cotedazur.fr/iiif/3681/sequence/normal","@type":"sc:Sequence","label":"Current Page Order","viewingDirection":"left-to-right","viewingHint":"non-paged","canvases":[{"@id":"https://rim.univ-cotedazur.fr/iiif/3681/canvas/p1","@type":"sc:Canvas","label":"[1]","thumbnail":{"@id":"https://rim.univ-cotedazur.fr/iiif-img/5107/full/200%2C84/0/default.jpg","service":{"@context":"http://iiif.io/api/image/2/context.json","@id":"https://rim.univ-cotedazur.fr/iiif-img/5107","profile":"http://iiif.io/api/image/2/level2.json"}},"width":640,"height":268,"images":[{"@id":"https://rim.univ-cotedazur.fr/iiif/3681/annotation/p0001-image","@type":"oa:Annotation","motivation":"sc:painting","resource":{"@id":"https://rim.univ-cotedazur.fr/files/original/0225482a435ed6329c779a51b700bd3f.jpg","@type":"dctypes:Image","format":"image/jpeg","width":640,"height":268,"service":{"@context":"http://iiif.io/api/image/2/context.json","@id":"https://rim.univ-cotedazur.fr/iiif-img/5107","profile":"http://iiif.io/api/image/2/level2.json"}},"on":"https://rim.univ-cotedazur.fr/iiif/3681/canvas/p1"}]}]}]}